Extrait de « 2015 Action humanitaire de l’Unicef pour les enfants » (texte intégral)
| The year 2014 was one of sharp contrasts for the world’s children – posing new challenges for UNICEF’s work to improve their lives and emphasizing the critical necessity of investing in their resilience, before, during, and after emergencies.In November, we marked the 25th anniversary of the Convention on the Rights of the Child and the remarkable progress that has been made for children over the last quarter century. There is much to celebrate: A child born today has a far better chance than a child born in 1989 to survive and thrive, to learn and grow, to participate and contribute to society.But for millions of children, the promise of the Convention has not been fulfilled: their rights brutally violated; their hopes and dreams for a better life destroyed. Nowhere is this harsh reality more starkly and sadly apparent than in the lives of children caught up in humanitarian crises.In 2014 in countries around the world, violent conflicts imperiled millions of children and families. Children were bombed in their beds and in their schools; kidnapped, tortured, and recruited for battle. Natural and man-made disasters endangered millions more. And chronic humanitarian crises subjected yet more children to profound deprivation and despair.
Some of these humanitarian crises have dominated headlines and television news – and none more than the Ebola epidemic. The biggest outbreak in history of the deadly disease claimed thousands of lives in 2014 and continues to stalk the affected countries. Other humanitarian situations – especially chronic crises – have been hidden from view. But they are no less a tragedy for the children trying to survive them. In 2015, the conflict in Syria enters its fifth brutal year with no end in sight. More than 5.6 million children inside Syria are in need of support – with an additional 1.7 million children who have fled Syria to neighbouring countries. Children have endured so many years of violence, deprivation and displacement that it has begun to be their ‘new normal,’ with tremendous implications for the future of their region.
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2014 a été une année de contrastes saisissants pour les enfants dans le monde, soulevant de nouveaux défis pour l’UNICEF dans son action pour améliorer leur vie et soulignant l’impérative nécessité d’investir dans leur capacité de résilience, avant, pendant et après les situations d’urgence.En novembre, nous avons célébré le 25e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant et les progrès remarquables qui ont été accomplis pour les enfants au cours du dernier quart de siècle. Les motifs de satisfaction sont nombreux, car l’enfant qui arrive au monde aujourd’hui a de bien meilleures chances que celui né en 1989 de survivre et de s’épanouir, d’apprendre et de grandir, et de participer et de contribuer à la société.Mais pour des millions d’enfants, la promesse de la Convention n’a pas été tenue : leurs droits ont été sauvagement bafoués, anéantissant leurs espoirs et leurs rêves d’une vie meilleure. Nulle autre situation que celle des enfants pris dans l’étau des crises humanitaires n’illustre aussi âprement et tristement cette cruelle réalité.En 2014, dans des pays du monde entier, de violents conflits ont mis en danger des millions d’enfants et de familles. Des enfants ont été victimes de bombardements alors qu’ils étaient au lit ou à l’école. D’autres ont été kidnappés, torturés et recrutés pour aller combattre. Des catastrophes naturelles et humaines ont mis en péril des millions de jeunes vies supplémentaires. Les crises humanitaires chroniques ont précipité encore plus d’enfants dans une situation de désespoir et de privations extrêmes.
Si certaines de ces crises humanitaires ont fait la une des journaux et des écrans télévisés, aucune n’a autant occupé le terrain médiatique que l’épidémie d’Ebola. La plus grande flambée de la maladie meurtrière a enlevé des milliers de vies en 2014 et continue de sévir dans les pays touchés. D’autres situations humanitaires – en particulier les crises chroniques – sont passées inaperçues. Mais pour les enfants qui essaient de les surmonter, elles n’en sont pas moins tragiques. En 2015, le conflit syrien entame sa cinquième année funeste, sans aucun signe d’apaisement à l’horizon. Plus de 5,6 millions d’enfants à l’intérieur du pays ont besoin d’une aide. Un chiffre auquel s’ajoute 1,7 million de filles et de garçons ayant fui la Syrie pour les pays voisins. Ces enfants ont vécu tant d’années de violences, de privations et de déracinements que cette situation est devenue la « nouvelle normalité » pour eux. Une normalité aux conséquences terribles pour l’avenir de la région. |